Toutes les littératures sont pleines, depuis l’aube des temps, de la traduction de cette tension qui tantôt s’apaise, tantôt agite, tantôt déchire l’intimité des hommes. De la Bhagavad Gita à la Thora et aux Évangiles, de Dostoievski à Baudelaire, l’horizon humain reste le même. Le Coran confirme la plus quotidienne des expériences : « Par une (l’) âme et ce qui l’a équilibrée et lui a inspiré son libertinage ou sa piété. Il sera certes heureux celui qui la purifie, il sera certainement perdu celui qui la corrompt. » Les deux voies sont explicites et elles s’appréhendent de façon à la fois plus vive et plus morale avec le souvenir de la vie de l’au-delà. La vie est cette épreuve de l’équilibre pour les hommes capables du meilleur comme du pire. La force spirituelle est signifiée par le choix du bien, de la bonne action pour soi et pour autrui.