Ghazali traite des Munjiyât (vertus ou qualités conduisant au salut) et le Traité plus particulier sur l'Amour de Dieu se veut être une sorte de guide de la vie ascétique et mystique d'où l'on pourrait extraire une introduction à la vie dévote. Nous avons là, en fait, un véritable monument littéraire philosophico-théologique à la gloire de l'amour. Si 'Abdallah Ançâri (1006-1089), surnommé Shaykh-l-Islâm, considère la Mahaba (Amour)comme une étape déficiente dans la hiérarchie des degrés, dont le sommet est le Tawhid (l'unicité, Ghazali, lui, en revanche, considère la Mahaba comme le sommet de l'itinéraire spirituel. Par là il rejoint cette intuition d'un autre penseur spirituel dont on a dit que sa philosophie était La métaphysique de l'intériorité : Aime Dieu, il est ton amour ; l'amour dont tu aimes, l'amour qui aime en toi et l'amour que tu aimes. Ou cette autre parole : Tu nous a planté, Toi, au cœur, une flèche, la charité.
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